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Le cirque, école de la vie Sur un fil, si haut quil pourrait
toucher les étoiles, léquilibriste pose son pied.
Les roulements de tambour sarrêtent ; retiens ton souffle,
il pourrait tomber... Sur une piste ronde, éclaboussée de
lumière, les acrobates bousculent les lois de léquilibre.
Les jongleurs font voltiger boules, assiettes et torches enflammées. Que démotions, que dadmiration dans les yeux éblouis des enfants Alors le clown fait son entrée. Eclats de rire, décompression, soulagement après tant de perfection, de travail, de risques pris et de peurs dominées. Le clown offre aux spectateurs toute sa dimension humaine, affective, pathétique parfois, un peu raisonneuse aussi et prétentieuse même, chez le clown blanc. En dépassant les peurs, les craintes, en accumulant les maladresses, le clown occupe sa place. Les enfants le reconnaissent et se reconnaissent. Enfin ils peuvent sidentifier et, ce faisant, sautoriser à rire (deux-même ?) Nest-ce pas là un formidable univers de fictions : on a le cadre, on a les acteurs, les odeurs, la couleur, lexotisme, la succession des émotions vécues en accéléré par les spectateurs. On a aussi le huis clos, le cocon où se font les apprentissages, où se déroule une véritable et très originale école de vie. Et léphémère, et le souvenir imprimé très fort... Comme on referme les dernières pages dun livre, le cirque ferme le rideau... Pour mieux l'ouvrir à nouveau.
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le cirque, école de la vie |